samedi 27 septembre 2014

2014 09 25-27 ALLEMAGNE 1 : SCHEWERIN-BAD DOBERAN-

Après Ribe, notre dernière étape scandinave au Danemark, et une cinquantaine de kms, nous passons la frontière allemande pour entrer dans le land de Schleswig-Holstein. Adieu la Scandinavie !

A Flensburg, nous repérons un garage poids lourd Mercedes ; nous nous y arrêtons pour voir s’ils peuvent nous changer les quatre pneus arrière qui sont anormalement usés et dégonflés. C’est possible ; nous dormirons sur le parking du garage cette nuit, et le lendemain effectivement, à midi, nous repartons chaussés à neuf pour ...six pneus ; au cours de la vérification, il est apparu que l’un des pneus avant était encore plus endommagé que les autres et plus dangereux, alors qu’il était neuf ; on ne comprend toujours pas la raison de cette usure prématurée, mais nous repartons soulagés d’être en sécurité, le porte feuille aussi !

De Flensburg, nous prenons l’autoroute direction Kiel, Lübeck ; les paysages sont typiques du nord de l’Europe, danois ou allemands, identiques, c’est-à-dire immenses prairies, des bovins, des bovins, toujours des bovins, des forêts immenses, des champs cultivés non moins immenses dont on ne voit pas le bout, des lacs...tout est plat, monotone, sans caractère particulier ; on est bien loin de la Norvège où chaque virage vous offre une vue saisissante, inattendue et belle, pour ne pas dire de grande beauté, sur des sites admirables.

SCHWERIN


Nous entrons dans le land de Mecklenburg-Poméranie Occidentale, pour faire étape à Schwerin, ville de 100 000 hts environ, ex RDA.
«Ville des lacs et des forêts », elle mérite bien encore aujourd’hui cette ancienne appellation slave.


Lorsque nous arrivons sur la place du château, la vue est saisissante ; bâti sur une île face à la vieille ville, ce grand château nous rappelle bien quelque chose de nos châteaux de la Loire, Chambord en premier lieu, avec ses multiples toits, pinacles, cheminées, clochers, tourelles. Impressionnant et beau. Il compte 450 pièces richement décorées, dit-on, mais nous ne le visiterons pas ; quelques salles seulement sont ouvertes au public, et nous n’avons pas aujourd’hui l’envie de « courir les musées »: sans doute une overdose de visites antérieures.







Par contre, nous nous attardons longuement dans les magnifiques parcs et jardins qui entourent le château. Un immense et très beau parc s’étend derrière le château sur plusieurs hectares, avec de belles allées, des canaux sillonnés par des familles nombreuses de canards, des lacs et des ... cygnes, des arbres magnifiques et impressionnants de grandeur, de puissance, de beauté. Nous ferons une dizaine de kms à vélo dans ce parc pour mieux profiter de cet environnement romantique, fort agréable.









Un tableau dans un musée? Non! Un mur dressé dans le jardin du château, au bord du lac, une grande ouverture dans ce mur bordée d'un cadre en bois, et dans cette fenêtre ouverte sur le lac,  le paysage en face du château; c'est bien une photo que vous voyez et non une peinture.





La ville ne présente pas d’intérêt particulier, si ce n’est les deux beaux édifices néo classiques du théâtre et du Muséum, et quelques maisons anciennes, à colombages,  dont une assez pittoresque, car un de ses côtés est suspendu dans le vide ; une solution à l’époque pour ne pas payer trop d’impôts fonciers basés sur la surface  au sol. La cathédrale, gothique, en briques rouges, ne nous paraît pas intéressante, pas plus que la ville elle-même, hormis les quelques maisons restaurées, vieilles de quelques siècles tout de même. Mais c’est un cliché bien banal dans ces régions du nord. 

 
MUSÉE



HÔTEL DE VILLE






En sortant de Schwerin, notre but était de revoir Rostock que nous avions vue voici une dizaine d’années déjà, mais nous apprenons qu’Odette et Yves sont tout prés, dans un camping, sur la mer Baltique. Nous allons les rejoindre, mais auparavant, nous faisons un crochet vers Bad Doberan pour revoir son abbatiale qui nous avait marqués dans notre précédent voyage dans cette région.


BAD DOBERAN


Nous ne sommes pas déçus par cette nouvelle visite ; cette église du XIV° édifiée sur le site d’un couvent cistercien construit au XII° est vraiment très belle et son style original, unique. Son édification relève de la légende ; en effet, le duc... chassait le cerf, et au moment où le pauvre animal était abattu, un cygne prit son envol en criant « dobr, dobr » (d’où l’origine de Doberan), ce qui signifiait selon les moines témoins de la scène « bon endroit, bon endroit » pour construire l’église que le duc souhaitait déjà élever à cet endroit, mais à qui les mêmes moines refusaient jusqu’alors de donner satisfaction du fait que selon eux ledit endroit était trop marécageux et ne se prêtait pas à la construction d’un grand bâtiment. Comme quoi, la foi résout effectivement bien des problèmes. Aujourd’hui, on peut voir dans l’église deux symboles de cette édifiante histoire : une belle parure de cerf et un cygne blanc.





L’église est considérée comme la plus belle du nord de l’Allemagne, et sa décoration intérieure comme unique en Europe. Fait rare dans cette région, l’église a été épargnée par les différentes guerres qui se sont succédées dans la région et par la folie iconoclaste des Réformateurs au XVI°. Elle est donc l’église cistercienne qui a conservé la plus grande richesse artistique du monde médiéval.

Remarquable le tombeau du duc Albrecht de Mecklenburg, roi de Suède, et de son épouse dont on peut admirer le drapé de son manteau. Au pied du duc, un lion, au pied de la duchesse, un chien, représentant force et fidélité.




Dans une autre chapelle, le gisant de la reine Margaret de Danemark est considéré comme le gisant féminin le plus ancien des églises cisterciennes dans le monde.





 Derrière l’autel, dans le déambulatoire, l’Octogone, chapelle funéraire des ducs de Mecklenburg dont le roi de Suède Albrecht, présente une balustrade aux sculptures remarquables.






Le maitre-autel datant de 1300 conçu comme un autel-armoire est le plus ancien autel à volets de l’histoire de l’art en général. Dans la rangée supérieure, les histoires du Nouveau Testament, en-dessous celles de l’Ancien Testament. La rangée inférieure représente les apôtres et autres saints.








 Le jubé, construction en pierre ou en bois, ici en bois, séparant les moines (occupant le chœur) des laïcs, supporte une double croix monumentale ; du côté des laïcs, le Christ, de l’autre, pour les moines, la Vierge Marie.









Des restes de vitraux du Moyen Âge ont été rassemblés entre 1978-1980 ; il semblerait que l’ensemble de l’église ait été orné avec des vitraux semblables, colorés, aux représentations figuratives de saints ou de personnages importants, contrairement à la règle cistercienne.







Après notre visite de l’abbatiale, nous prenons la direction de la mer Baltique pour rejoindre à Rerik Odette et Yves avec qui nous passerons encore une bien agréable soirée.




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